La Meynardie, un château qui garde les secrets — location en Dordogne pour les familles
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Une Maison Signature Mes P'tites Vacances
Il y a des maisons qui traversent le temps. Et d'autres qui en ont changé le cours.
La Meynardie est de celles-là.
Une maison qui se raconte aussi en images.
Un château seigneurial au cœur du Périgord Vert
Dans un repli du Périgord Vert, là où les prés et les forêts se rejoignent à perte de vue, se dresse un château qui n'annonce pas sa présence. Pas de panneau. Pas d'enseigne. Juste une cour d'entrée bordée de deux communs, et derrière, une esplanade en terrasse qui ouvre sur un paysage d'une beauté silencieuse.
La Meynardie est un château du début du XVIIe siècle, bâti sous Henri IV ou Louis XIII.
Son aspect seigneurial — mâchicoulis, lucarnes de pierre à frontons, grands combles d'ardoise, deux pavillons sur la toiture — lui vaut d'être décrit, dès 1873, par le baron de Verneilh comme une demeure d'une rare élégance.
Restauré avec soin par la famille qui le détient depuis 1941, il peut aujourd'hui accueillir jusqu'à 23 personnes.
Au château — neuf chambres de charme, une immense bibliothèque en boiseries, un grand salon, une salle à manger aux proportions majestueuses, un escalier en pierre qui monte vers les étages dans un silence de cathédrale.
Et dans le parc, une orangerie du XIXe siècle transformée en maison indépendante, inondée de lumière, avec une vue extraordinaire sur l'ensemble du domaine.

Quatre siècles de mémoire dans les pierres
Avant d'être une location en Dordogne pour les familles comme les autres — et elle ne l'est pas — la Meynardie a été le théâtre de plusieurs vies successives, chacune laissant une empreinte dans ses murs.
Elle appartint d'abord aux familles des Croizant, Arlot de Frugie, puis passa par mariages successifs aux Curmond de la Meynardie, de Ribeyreix, et enfin au Comte de Villoutreys — la plupart enterrés dans la chapelle du château. Le domaine comprenait aussi une forge sur la Valouze, qui produisait au XIXe siècle plus de 500 quintaux de fer par an.
À la Révolution, le Comte émigra. Le château fut mis en vente aux enchères comme Bien National, racheté par la famille Texier, puis de la Salle, et enfin en 1883 par Monsieur Sohier pour son épouse — nièce du maréchal Bazaine. C'est lui qui créa le parc à la française, installa les magnifiques écuries pour sa chasse à courre, encore visibles aujourd'hui, et entreprit de très importants travaux intérieurs et extérieurs.
En 1941, la famille des actuels propriétaires rachète la Meynardie. Et c'est là que l'histoire bascule.

Septembre 1944 — le secret de la Meynardie
Ce que peu de gens savent en franchissant le seuil de ce château, c'est que ses murs ont porté, le temps d'une guerre, un secret d'État.
En septembre 1944, une mission américaine placée sous le commandement du Colonel Boris Pash remonte jusqu'à la Meynardie — non pas par hasard, mais au terme d'une filature minutieuse. Repérés à Paris, puis orientés vers la Dordogne, les agents de la mission Alsos cherchaient un homme précis : le grand-père de la famille, dirigeant d'une société de minerais et métaux, et l'un des rares à pouvoir orienter leurs recherches sur les stocks d'uranium enrichi cachés en France.
Cette mission — composée de scientifiques, de membres des services secrets et de militaires — avait un objectif aussi discret que vital : empêcher les nazis de mettre la main sur la bombe atomique.
La Meynardie devient le centre opérationnel pour le sud de la Loire.

La grand-mère de l'actuelle propriétaire hébergeait déjà des maquisards — cette région était une importante terre de résistance. Les enfants de la maison, le père et ses trois sœurs, âgés de 10 à 16 ans, avaient l'habitude des inconnus liés à la guerre.
"Les récits oraux des enfants décrivaient une surexcitation totale", se souvient la propriétaire. Les repas étaient préparés avec les animaux de la ferme et l'immense potager.
Et le Colonel Pash, pour remercier la famille de son accueil, donna ses insignes de colonel aux trois filles de la maison.
Il restera en contact avec la famille après la guerre. Et il écrira un livre — The Alsos Mission — dans lequel il parle longuement de la Meynardie comme d'un "impressionnant vieux château", et évoque avec beaucoup de gentillesse les membres de la famille, leur accueil, et le mode de vie qui y régnait.
Ce livre est toujours dans la bibliothèque du château.
Et maintenant, son histoire…
"Dans ce lieu se sont déroulées toutes nos histoires de vie, des plus belles aux plus difficiles. Moments de joie, mais aussi refuge dans les moments de peine, ressourcement dans les périodes de stress. Et puis nous voir au même endroit enfant, jeune fille, femme, maman, un jour grand-mère… le temps s'égrène et c'est tellement réconfortant de sentir que notre maison est là, qui veille sur nous au fil des années."
Ces mots sont ceux d'Odile, propriétaire actuelle de la Meynardie, avec ses soeurs.
Ils disent mieux que n'importe quelle description ce qu'est ce château — pas un bien immobilier, pas un produit touristique, mais une maison vivante, habitée, profondément aimée.

Une maison qui se vit autant qu'elle se transmet
Louer la Meynardie n'allait pas de soi. Les toutes premières fois, confie Odile, "cela a été un peu difficile de voir des étrangers dans cette maison de famille que nous adorons."
L'appréhension de l'intimité partagée, la peur que les lieux ne soient pas traités avec respect.
Et puis quelque chose a changé.
"C'est devenu une joie d'accueillir des gens qui manifestement apprécient beaucoup les lieux, s'extasient en arrivant, ont des paillettes dans les yeux. Et de voir les petites filles se prendre immédiatement pour des princesses."
La location, aujourd'hui, est aussi ce qui permet de faire vivre la maison — d'entreprendre les embellissements et les améliorations qui n'auraient peut-être pas été faits autrement. C'est un cercle vertueux, rare et beau.
La pièce préférée d'Odile ?
Ce qu'elle appelle "le petit salon" — à la différence du grand salon de 100 m². Une pièce pas très grande, cosy, raffinée et chaleureuse. Le lieu des lectures au calme, des apéritifs en famille, des jeux de société au coin du feu.

Location en Dordogne pour les familles : la Meynardie et le Périgord Vert autour
Si vous cherchez une location en Dordogne pour les familles hors des sentiers battus, le Périgord Vert est une invitation à ralentir.
Moins fréquenté que le Périgord Noir, il offre des paysages de prés et de forêts d'une douceur rare, traversés de rivières et ponctuées de villages préservés.
Depuis la Meynardie, on rayonne facilement vers les sites les plus réputés de la région — les villages médiévaux, les châteaux de la vallée de la Dordogne, les marchés gastronomiques du Périgord. La truffe, le foie gras, les noix. Le tout à moins d'une heure de route.
La Meynardie est une location en Dordogne pour les familles qui cherchent autre chose — un lieu avec une âme, une histoire, et suffisamment d'espace pour que chacun trouve le sien.
Mais la vérité, c'est qu'on a souvent du mal à partir.

Une Maison Signature MPV
Avec la Meynardie, Mes P'tites Vacances poursuit sa série Maisons Signature — des maisons d'âme, souvent familiales, où l'histoire du lieu se mêle à celle de ceux qui l'habitent.
Des maisons qu'on ne choisit pas seulement pour leur confort ou leur emplacement. Mais pour ce qu'elles racontent.
📍 La Meynardie — Périgord Vert, Dordogne À retrouver sur Mes P'tites Vacances.












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